« Dans notre bidonville, personne n’a de titre de propriété. Alors nous n’osons pas demander à avoir accès à l’eau ou à l’électricité. Nous avons peur qu’on nous dise : mais vous n’avez pas le droit de rester là ! Et cela pèse sur les relations entre les habitants» souligne Tay , déléguée de Thaïlande, devant la quarantaine de personnes rassemblées ce 19 octobre au premier étage du Palais Wilson, le siège du Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.
Pendant plus de deux heures, les délégués venus d’Asie, d’Afrique, d’Amérique latine, de France, de Suisse et de Pologne ont échangé avec les représentants d’une douzaine d’états, dont plusieurs ambassadeurs, le tout sous la présidence de la représentante du Haut Commissariat et de l’Organisation internationale de la francophonie. C’était pour eux l’occasion de présenter le rapport auquel ils ont contribuer : « La dignité se dresse face à l’extrême pauvreté - rapport sur les consultations sur le projet de principes directeurs sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme »*.
Plusieurs organisations non-gouvernementales étaient présentes. Un des ambassadeurs commentait : « C’est impressionnant de voir comment dans cette rencontre les représentants de pays comme la France ou la Suisse osent dirent qu’ils n’ont pas réussi pas à mettre fin à la misère. Et personne ne cherche à faire la leçon aux autres ». Il ajoute : « Il faut continuer à apprendre ensemble ».